Béziers : La gauche à l’heure des choix

 

Expatrié depuis de nombreuses années, je n’en demeure pas moins fortement attaché à ma ville, Béziers. Je ne m’exprime pas ici en tant qu’historien de la ville et de sa région, mais comme citoyen et comme militant socialiste : un citoyen inquiet et conscient de la difficulté qu’il y a à intervenir ainsi à distance; un militant socialiste effaré par le spectacle donné par la gauche languedocienne et conscient des espoirs déçus aux niveaux local et national. Loin de moi l’envie ou l’idée de donner des leçons aux militants et sympathisants sur le terrain, mais dans de telles circonstances, le silence ne serait qu’une lâcheté supplémentaire.

L’élection probable de Robert Ménard, tête liste de l’extrême-droite biterroise, est aussi choquante qu’attendue. Au cœur du vieux Midi Rouge, Béziers, qui s’enorgueillit longtemps de son passé républicain, entre tristement dans le rang d’une France en souffrance, séduite par le populisme xénophobe et sécuritaire de Marine Le Pen. Que la ville de Jean Moulin s’abandonne ainsi aux héritiers de Vichy ne peut toutefois pas surprendre. Ville paupérisée au sein d’un des départements les plus défavorisés de France, rongée par le chômage et minée par les tensions raciales, elle pâtit de quarante ans de gestion calamiteuse. A cet égard, l’élection de Robert Ménard signerait l’échec définitif d’une classe politique et d’élites économiques locales incapables de prendre la mesure des défis du siècle. Aux affaires presque sans discontinuer depuis le début des années 1980, la droite est la première comptable du délitement économique, social et moral de la ville. Pourtant, en rejetant la logique du Front Républicain pour assurer leur présence au second tour, les candidats du Parti socialiste et du Front de Gauche – Jean-Michel Du Plaa et Aimé Couquet – garantissent l’élection d’un maire Front National et commettent une faute morale et politique irréparable.

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Écrire l’histoire du Déluge. Histoire et expérience britanniques de la Grande Guerre

Histoire@Politique, 22, Janvier – Avril 2014

La Première Guerre mondiale demeure, cent ans après le déclenchement du conflit, au cœur du récit national britannique et continue de provoquer des débats virulents. Dans ce contexte, l’historiographie de l’expérience britannique du conflit se distingue par un dynamisme et une ouverture disciplinaire renforcés par l’internationalisation de ce champ d’étude. La recherche se concentre désormais sur l’adaptation de la société et de l’armée britanniques aux conditions nouvelles de la guerre industrielle. Trois questions majeures traversent donc la production scientifique : celle de la transformation de l’appareil militaire britannique ; la mobilisation de la société et de l’économie de la Grande-Bretagne ; l’impact et les legs de la Grande Guerre outre-Manche.

A lire sur le site d’Histoire@Politique 

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The First World War and the transformations of the State

International Affairs
Special Issue: The Great War
Volume 90, Issue 2, pages 249–264, March 2014

DOI: 10.1111/1468-2346.12107

Abstract:

Scholars of the First World War have long recognized the critical role played by the state in leading, organizing and managing the mobilization of belligerent societies, and the state’s transformations have testified to the impact of industrialized warfare. Since the late 1980s, however, the cultural turn that largely accounts for the renewal and dynamism of First World War studies has shifted the emphasis away from the wartime state and its operations. Its study relatively suffered as a result. This article aims to bring the state back into the centre of the historiographical discussion, since its transformations testified to the nature and political impact of industrialized warfare. The article therefore focuses on three critical aspects of the relationship between state and society: the deployment of coercion, the expression of national solidarity and the redefinition of sovereignty. It demonstrates how the logic of mass participation in modern warfare transformed both the contours and the foundations of the state. To do so, the article draws on a renewed engagement with social scientific literature and the sociology of the state in particular.

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The First World War and the transformations of the State

Lecture given at the Fritt Ord Foundation seminar in Oslo (Norway) on 9 March 2014.

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‘The War to End All Wars’, Oslo, 8-9 March 2014 #WWI #centenary

Vinteren 2013-2014 har Fritt Ord arrangert en rekke foredrag, debatter og filmvisninger knyttet til første verdenskrig. Serien avsluttes helgen 8.-9. mars på Litteraturhuset i Oslo, med presentasjoner knyttet til etterretning, propaganda og de sosiale og politiske konsekvensene av krigen. Dørene åpnes kl. 11.30.

Blant foredragsholderne er David Stevenson - professor i internasjonal historie ved London School of Economics, Kathleen Burk - professor i samtidshistorie ved University College London, Maria Gough - Joseph Pulitzer-professor i moderne kunst ved Harvard University og Jay Winter - Charles J. Stille-professor i historie ved Yale University. Presentasjon av alle foredragsholderne og deres tema nedenfor.

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