Aftermath. Legacies and Memories of War in Europe, 1918–1945–1989

Edited by Nicholas Martin, University of Birmingham, UK, Tim Haughton University of Birmingham, UK and Pierre Purseigle, University of Warwick, UK
December 2014
254 pages
978-1-4094-4428-2

Focusing on three of the defining moments of the twentieth century – the end of the two World Wars and the collapse of the Iron Curtain – this volume presents a rich collection of authoritative essays, covering a wide range of thematic, regional, temporal and methodological perspectives.

By re-examining the traumatic legacies of the century’s three major conflicts, the volume illuminates a number of recurrent yet differentiated ideas concerning memorialisation, mythologisation, mobilisation, commemoration and confrontation, reconstruction and representation in the aftermath of conflict. The post-conflict relationship between the living and the dead, the contestation of memories and legacies of war in cultural and political discourses, and the significance of generations are key threads binding the collection together.

While not claiming to be the definitive study of so vast a subject, the collection nevertheless presents a series of enlightening historical and cultural perspectives from leading scholars in the field, and it pushes back the boundaries of the burgeoning field of the study of legacies and memories of war. Bringing together historians, literary scholars, political scientists and cultural studies experts to discuss the legacies and memories of war in Europe (1918–1945–1989), the collection makes an important contribution to the ongoing interdisciplinary conversation regarding the interwoven legacies of twentieth-century Europe’s three major conflicts.

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François Hollande a-t-il raté son 11-novembre ?

Décidément, rien ne réussit à François Hollande. Une économie en berne, un gouvernement qui trébuche de crise en scandale, un Parti Socialiste aux abois, et maintenant, nous dit-on, un 11-novembre manqué. Au cœur d’une intense séquence commémorative, le centenaire de la Première Guerre mondiale était pourtant censé offrir au Président de la République un peu de répit; l’occasion de s’élever au delà du débat partisan et de rassembler une France fragmentée et polarisée.

En prenant la parole sur le parvis de la nécropole de Notre-Dame-de-Lorette, ce 11 novembre 2014, François Hollande espérait donc sans doute mieux que la volée de bois vert qui lui fut adressée, quelques minutes après son discours.

Interrogé sur France2, l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau, professeur à l’EHESS et grand spécialiste de la Grande Guerre, livra sans tarder un jugement sans appel : un discours “mauvais”, “médiocre”, composée de “vérités premières (…) extrêmement creuses” et “d’approximations historiques”.

Il ne fallut guère de temps pour que cette critique implacable se trouve relayée sur les réseaux sociaux. Non sans gourmandise, contempteurs habituels du Président et historiens d’évidence outrés se délectaient ensemble, parfois à contre-emploi.

Les reproches faits à François Hollande portent d’abord sur le caractère convenu d’un discours combinant dans l’hommage aux morts, une évocation de l’horreur des combats, une célébration du devoir patriotique, et une invitation à se saisir des enjeux du présent qu’ils soient stratégiques, sociaux, ou écologiques.

En affirmant que la guerre s’acheva en 1918, le président s’attira ensuite les foudres des historiens qui, à juste titre, rejettent la confusion entre armistice sur le front de l’ouest et fin de la guerre. Entre 1918 et 1923, le conflit coûta en effet la vie à près de 4 million de personnes.

Une telle erreur témoignerait, enfin, de l’incapacité du chef de l’État à s’appuyer sur les historiens réunis au sein du comité scientifique de la Mission du Centenaire.

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